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Projet  VESTIGIO

Rénovation et aménagement d'un séjour

Propriano, Corse-du-Sud

photos avant projet

plan 2D
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avant projet
plan 2D
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Espace salon — matière brute et atmosphère enveloppante

Le salon s’articule autour d’un équilibre entre radicalité minérale et confort maîtrisé.

Le mur principal est traité dans un enduit effet béton coffré, assumé dans toute sa matérialité. Ses nuances, ses irrégularités et sa profondeur viennent ancrer l’espace dans une écriture contemporaine, presque silencieuse.

 

En contrepoint, les autres parois, laissées blanches, offrent une respiration et permettent à la matière de s’exprimer sans surcharge.

La composition du mobilier prolonge cette intention. Le canapé, en cuir pleine fleur à finition mate, présente un aspect légèrement velouté, absorbant la lumière plutôt que de la réfléchir. Il s’inscrit dans une logique d’enveloppement, renforcée par un tapis à poil long qui adoucit la perception globale.

Au centre, la table basse introduit une lecture plus minérale et sculpturale. Son socle en marbre noir veiné blanc affirme une présence dense, presque monolithique, tandis que le plateau en verre trempé vient en suspendre visuellement la masse. La cheminée suspendue, traitée en noir, vient ponctuer l’espace comme un élément vertical autonome. Elle structure le volume sans l’alourdir et devient un repère visuel, à la fois fonctionnel et architectural.

Au-dessus, les caissons de faux-plafond redessinent partiellement la toiture existante. Ils intègrent une lumière indirecte continue, diffusée en périphérie, qui efface les limites et installe une ambiance douce, presque feutrée. Les rideaux, intégrés dans ces volumes, tombent sans rupture visible, participant à une lecture épurée et continue.

Espace salle à manger — ligne, structure et continuité

Dans le prolongement du salon, la salle à manger s’inscrit dans une logique de continuité, tout en affirmant une écriture plus linéaire.

La table, en bois massif aux tonalités froides, repose sur une structure métallique fine, créant un dialogue direct avec les éléments architecturaux du projet. L’ensemble est volontairement lisible, sans superposition inutile.

Au-dessus, la suspension se déploie comme un tracé dans l’espace. Composée de courbes métalliques et de points lumineux, elle accompagne la longueur de la table et en souligne l’axe. Elle ne surplombe pas l’espace, elle le structure. Les rideaux, dissimulés dans les caissons, prolongent verticalement les lignes du projet et filtrent la lumière naturelle sans la contraindre. L’extérieur reste présent, mais maîtrisé.Les équipements techniques — climatisation gainable et VMC — sont entièrement intégrés dans les volumes de plafond. Aucun élément parasite ne vient perturber la lecture, seules des grilles discrètes subsistent, dans une logique inspirée des codes hôteliers.

L’ensemble compose un espace où la fonction s’efface derrière la justesse des proportions et la cohérence des lignes.

Bibliothèque d’entrée — filtrer, structurer, révéler

La bibliothèque constitue le geste fondateur du projet. Conçue comme une structure architecturale à part entière, elle dépasse sa fonction de rangement pour devenir un élément de transition. Sa composition, mêlant montants métalliques noirs et plateaux en bois, introduit un rythme régulier, presque graphique. Sa légère inclinaison vient rompre toute rigidité. Ce désaxement subtil crée une tension maîtrisée, qui dynamise la perception sans jamais déséquilibrer l’ensemble.

Positionnée entre l’entrée et l’espace de vie, elle agit comme un filtre. Elle laisse passer la lumière, suggère les volumes, mais ne révèle jamais tout immédiatement. Elle organise le parcours.

Depuis l’entrée, cette lecture est renforcée par un traitement monolithique du sol et du mur, réalisés dans un revêtement minéral continu à l’aspect satiné. Cette continuité efface les limites et installe une première séquence presque introspective.

Dans la cage d’escalier, le projet se densifie. Les murs adoptent une teinte profonde, entre gris et taupe, aux reflets évolutifs. Un diptyque vient s’y inscrire, souligné par une lumière ponctuelle qui en révèle la matière. En suspension, un ensemble lumineux en cascade accompagne la verticalité. Les points lumineux semblent flotter, comme suspendus dans le volume, accentuant la hauteur et donnant à cet espace une dimension presque scénographique.
 

Mur vertical en lames de bois — rythme et mise en scène

Ce dernier espace vient clore la séquence par une affirmation plus graphique.

Le mur est traité en lames de bois posées en pleine hauteur, générant un rythme vertical continu. Ce dispositif vient étirer visuellement l’espace et accentuer la hauteur sous plafond, tout en introduisant une chaleur maîtrisée.

En partie basse, un volume simple, presque silencieux, vient s’inscrire en asymétrie. Il accueille une composition décorative minimale, laissant volontairement de l’espace autour de lui.

Un socle en marbre noir veiné blanc, en écho à la table basse, vient ancrer l’ensemble et assurer une cohérence matérielle à l’échelle du projet.

Un éclairage encastré en pied de mur vient révéler la texture des lames. La lumière glisse sur la surface, crée des ombres, accentue les reliefs. Le mur ne se contente plus d’exister, il devient un élément mis en scène.

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